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Juin 05

Babelio.com/auteur/Francois-Augieras

François Augiéras

François Augiéras

biographie & informations

Nationalité : France
Né(e) à : Rochester Etats-Unis , le 18/07/1925
Mort(e) à : Perigueux , le 13/12/1971
Biographie :Né en 1925 à Rochester aux Etats-Unis, il était le fils d’un pianiste français célèbre, mort peu avant sa naissance. De sa mère, peintre sur céramique, qu’il jugeait idiote et qui le lui rendait bien, il ne revendiquait seulement que l’origine slave, se voulant un barbare nomade venu d’Asie et de Russie.
Attiré par l’art, il quitte l’école à l’âge de treize ans pour suivre des cours de dessin. En 1941, il s’inscrit dans un des mouvements de jeunesse qui prolifèrent sous le régime de Vichy, mais dès 1942 il s’en détache pour devenir acteur dans un théâtre ambulant. S’engageant, en 1944, au dépôt de la flotte à Toulon, puis passe en Algérie française où il se retrouve à Alger. Il ne s’y attarde guère, pressé de rejoindre le Sud qu’il pressent être son véritable pays, et où il rejoint son oncle Marcel Augiéras, militaire colonial en retraite, qui vit à El Goléa, dans le Sahara. François Augiéras est alors abusé sexuellement par son oncle, découvrant par là ses propres penchants homosexuels. Augiéras s’inspire de cet épisode pour écrire en 1949, Le Vieillard et l’Enfant, qu’il publie à compte d’auteur sous le pseudonyme d’Abdallah Chaamba. L’ouvrage retient l’attention d’André Gide qui, quelques mois avant son décès, rencontre le jeune écrivain. Le Vieillard et l’Enfant est publié en 1954 par les éditions de Minuit. Solitaire et révolté, Augiéras multiplie les voyages, parcourant notamment l’Algérie et la Grèce, et faisant retraite au mont Athos. En 1957-1958, il participe à la revue Structure, que dirige Pierre Renaud à Paris, puis s’engage dans une compagnie de méharistes du sud algérien. Ses livres s’inspirent de sa vie mouvementée. D’un tempérament panthéiste, Augiéras évoque ouvertement dans ses écrits l’attirance sexuelle à la fois pour les garçons et les jeunes filles, mais également pour les animaux.
Détestant la religion chrétienne, il se rattachait aux dieux païens antérieurs à cette ère. Persuadé d’avoir eu plusieurs vies, il se pensait immortel et croyait fermement être venu sur Terre, non pas du lointain passé, mais du… futur. Son âme, selon lui, était une partie du cosmos. Miné par la pauvreté et la malnutrition, prématurément vieilli par ses conditions de vie, il s’installe dans une maison de repos à Fougères, puis dans un hospice pour indigents à Montignac. Un voyage au Mont Athos est publié en 1970. Usé du coeur, François Augiéras meurt le 13 décembre 1971 à l’hôpital de Périgueux.

Source https://www.babelio.com/auteur/Francois-Augieras/18567

F. Augiéras